Pour toutes questions, félicitations, menaces de poursuites judiciaires : clarissalarate a gmail point com

vendredi 2 octobre 2009

Des goûts et des couleurs, on ne discutait point.

Cette petite note est un hommage à cette info de Desouche, elle même tirée de ce courrier des lecteurs. (En outre, elle vous permet d'admirer mes talents de graphiste et ma maitrise de paint.)

jeudi 1 octobre 2009

Reconnaitre l'ennemi.

"Alors viendra le moment de la décision, celui de la reconnaissance de l'ennemi... Ce sera le sursaut ou la mort. Voilà ce que je pense."

Julien Freund ; je vous renvoie vers la dernière note de Didier Goux pour retrouver cette phrase dans son contexte.

J'ai dit dans mon premier post que j'étais bisexuelle. Je ne compte pas en discuter plus avant ; je le mentionne uniquement parce qu'il me paraît intéressant que malgré cela je sois devenue une réac. En fait, je suis convaincue que cela m'y a predisposée.

D'abord parce que, ne pouvant pas être accusée d'homophobie (quoique, certains en seraient capables), j'ai pu réfléchir librement à ce sujet: est-ce moral, est-ce naturel, est-ce génétique? Etc. Cela m'a permis de réaliser que les hétérosexuels n'avaient plus le droit à la même liberté de pensée sur ces sujets. Quand j'ai compris jusqu'où ça allait, le réveil a été brutal.

Plus important, cela a constitué un des premiers éléments de mon identité que j'étais clairement capable de nommer comme tel. Cela m'a permis de comprendre que notre identité se définit par rapport à un groupe, à partir d'un Nous et un Eux, et non de manière abstraite ; abstraite dans l'universalisme ("je suis citoyen du monde", "je suis juste humain"), ou abstraite dans l'individualisme ("je suis unique et je ne me définis par rapport à personne"). Cela m'a fait prendre conscience d'autres vérités de bon sens: un individu aime vivre avec des gens qui lui ressemblent.

Ensuite, cela m'a donné une certaine résistance aux insultes. Se faire traiter de déchet de l'humanité marque une fois, deux fois... dix fois: et puis plus rien. (A ce sujet, il serait très intéressant d'analyser comment les homos passent leur temps à se qualifier entre eux de pédés, un peu comme les noirs-américains se traitent de "nigger" mais ne l'acceptent pas dans la bouche d'un blanc.) Et quand un jour ce sont les qualificatifs de "raciste" ou de "facho" qui se mettent à pleuvoir, cela fait longtemps qu'on a appris à prendre ce genre d'insultes comme des compliments involontaires de la part du chimpanzé qui les assène.

Je voulais en arriver à cela: depuis pas mal d'années, j'ai des ennemis. Pas dans ma rue au quotidien comme certaines, heureusement, mais du moins sur le plan idéologique, symbolique. Je ne fais pas allusion aux gens qui pensent que le mariage doit rester une affaire d'hétéros, non, ce sont de petits joueurs. Je parle de ceux qui ne me considèraient pas comme humaine. Je ne dis pas cela pour le pathos: c'est une chance que j'ai eu, une leçon de réalisme.

Car beaucoup de mes compatriotes pensent que l'on choisit ses ennemis. Que si on ne veut pas en avoir, on n'en aura pas. Que tout conflit sera résolu par, au choix: la raison, le progrès, la tolérance, le dialogue... L'idée que d'autres pourraient les considérer comme des sous-hommes, pourraient souhaiter leur disparition et voir le futur en termes de guerres et de conquêtes leur est purement inconcevable. Je soupçonne que leurs esprits s'arrêteraient net, paralysés, s'ils venaient à le soupçonner: car dans notre mentalité, le combat est impossible, l'individu doit l'éviter de toutes ses forces, le nier, le refuser, le fuir, jusqu'au suicide si nécessaire.

Je vous renvoie encore à Freund, magistral, cette fois par intermédiaire du blog de Hank.

Est-ce que j'exagère? Je ne crois pas. Je me souviens avoir réussi à convaincre un proche d'au moins examiner la possibilité qu'un autre peuple nous remplace sans que nous laissions de traces: il m'a répondu qu'il faut fuir. Et si on ne le peut pas ou qu'on ne le veut pas? Alors, disparaître. Au nom de "nos principes". (Certainement pas les miens, d'où les guillemets.) Oui, juste comme ça. Comme des moutons qui pensent que le tranchoir du boucher n'est là que pour décorer, et que de toute manière, protester, ce n'est pas très poli.

L'avantage d'avoir déjà eu des ennemis, c'est de savoir reconnaître et accepter une déclaration de guerre.

Une fois de plus je parle de l'Islam, car il nous adresse beaucoup de déclarations de guerre, et j'aimerais que mon entourage les prenne enfin au sérieux. Mais le fait que ce soit l'Islam est accessoire. Ce n'est que l'opposant le plus visible pour le moment.

C'est vrai, un Islam conquérant s'est levé qui progresse comme un tsunami et qui ravale les pays musulmans qui avaient commencé à lui échapper. Mais cela n'explique pas pourquoi nous l'avons laissé faire en Europe: et tant que nous n'aurons pas répondu à cette question, si nous chassons cet ennemi, un autre le remplacera.

Quelque soit la population qui nous remplace, quelque soit la culture qui noie la nôtre, ce ne sera jamais que le symptôme le plus évident, et non la cause du mal. Ce que font les musulmans en ce moment, ce que d'autres pourraient faire à leur place, c'est tout simplement prendre avantage de la faiblesse dans laquelle nous a plongé notre propre idéologie. Les vautours qui vont se partager notre carcasse ne sont pas nos assassins: nous avons commis un suicide.


jeudi 24 septembre 2009

Les indigènes de la république, suite.

Je disais il n'y a pas longtemps que je ne savais pas pourquoi Houria Bouteldja s'énervait contre Mme Badinter. J'ai un indice aujourd'hui, sur le même site, où Alain Gresh écrit:

"Je ne reviendrai pas longuement sur les déclarations de Mme Badinter, mais un principe sous-tend son intervention : « ils », les musulmans, doivent se conformer aux lois du pays dans lequel ils s’installent."

Comment ose-t-elle.

"
Le seul problème c’est qu’ils ne s’installent pas, « ils » sont là, ils sont français et "ils" vont rester et faire la France."

Là encore, on est assez d'accord! Décidemment ce site est une mine d'or. A un détail près: j'aurais écrit "ils vont rester et se faire la France", mais que voulez-vous, je suis un peu vulgaire.


vendredi 18 septembre 2009

Diskriminasion japel la ald

Brisby: Apéro chez Machin ce soir, fromage, charcuterie, vin, tu en dis quoi?

Clarissa: J'appelle la Halde.



Petit extrait d'une discussion avec mon amie Brisby, que j'espère vous présenter bientôt.

La Halde et ses joyeux compagnons (le Mrap en particulier est un vrai plaisir) ont joué un rôle non négligeable dans mon processus de déstupidisation, ce dont je les remercie vivement. Mais, ais-je réalisé aujourd'hui, nous les réacs avons un avantage: nous ne croyons pas à la Halde, nous n'y avons jamais cru (ou juste assez longtemps pour aller sur leur site).

En revanche, des gens y croient, qui se retrouvent parfois dans des situations dramatiques. Et alors, si cette entité bienveillante les déçoit en n'entendant pas leurs prières, que leur reste-t-il ?

Ce soir, j'aimerais que vous trouviez dans vos coeurs froids et rabougris un peu de bonté pour Eric, qui pleure sa déception sur un site de témoignages.

Ainsi, Eric nous confie que:

je pense reellement que la Halde c’est du pipo. Pourtant Sarkosi en a parler dans son programe electoral, j’ai ecrit a l’elisé au president en leurs ecrivant que si je ferai parti de leurs monde ou serai le fils sarkozi, je n’ai pas eu de reponse ? voila dans la merde victime reste victime d’un monde cruelle et d’injustice, la verité blaise, tous corronpu. je me batteré jusq’au bout.

J'ai inspecté son message pour voir la raison de sa plainte car, si c'était pour une discrimination à l'embauche, j'aurais peut être pu lui en révéler la raison.

Mais non. Et plusieurs mois après, il est toujours sur le site. Il en profite pour réconforter Stacy, qui a été discriminée à cause de sa couleur de cheveux.

"Courrage. Et je te souhaite de trouver un bon boulot tout en etand blonde avec les yeux bleu."

Voyons voir... Blonde, les yeux bleus, se décrit comme ayant un physique avantageux, et 1: a pour prénom ou 2: choisit comme pseudo Stacy.

...Je me ferais pas trop de soucis pour elle à ta place, Eric.

Plus loin, un peu plus intéressant (et je suis sincère cette fois), le témoignage d'une dame noire mariée à un blanc qui, il faut l'avouer, est assez dérangeant. Car autant je suis une sale facho pro-Europe-aux-européens et co, autant je ne vois pas l'intérêt de lui refiler des haricots verts de la veille. Enfin, vous comprendrez si vous allez lire!

Et vous pourrez aussi noter qui, au juste, sont les enfants qui tapent son fils métis à l'école... Juste un indice: c'est pas des blancs, ni des noirs.

jeudi 17 septembre 2009

Houria, ma nouvelle copine.

Les lecteurs de Desouche auront trouvé sans mon aide, par l'intermédiaire de cette note, le récent pamphlet de Houria Bouteldja: ici sur son site.

Elle avait déjà fait fort avant, avec la petite vidéo où elle conseille d'éduquer les sous-chiens...

Ici donc, elle s'énerve contre Elisabeth Badinter, je ne sais pas trop pourquoi, mais on l'imagine très bien faire les cent pas en grinçant des dents avant de furieusement se jeter sur son clavier.

Je vais me permettre de citer ici la quasi-totalité du texte, pour que vous puissiez suivre le fil de son raisonnement.

Réflechissant à la manière adéquate de se venger de Badinter, elle en fait une allégorie de la France, et beugle ceci:


"Finalement, je me suis dit, quoi de pire pour elle que de la traiter de (sale) arabe ?

(...)

Observez-la bien.

Qu’est-ce qui se passe, pendant qu’avec ses fadélas et autres dounias, elle mène sa croisade contre la burqa ? Pendant qu’avec la complicité des médias elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour endiguer l’islam, comme jadis Truman, endigua le communisme ? Pendant qu’elle sermonne les musulmans, les sommant, du haut de son magister de la défense de l’identité nationale, d’aimer la France ou de la quitter ?

Hein, qu’est-ce qui se passe ?

Otez vos lunettes républicanistes. Regardez attentivement. Non, non, vous ne rêvez pas, elle s’afro-islamise !

(...)

Mais voyez comment la seule présence des indigènes sur le sol français, en 1 demi-siècle d’immigration maghrébine et sub-saharienne, transfigure toutes les Elisabeths qui peuplent ce pays ?

Tiens, rien que pendant ce mois de Ramadan : Le PSG et l’OM qui s’inquiètent de la baisse de tonus des joueurs musulmans qui comptent bien respecter le jeûne. Les enseignes Carrefour et Casino qui considèrent le mois du ramadan comme un enjeu commercial majeur. Les écoles, les collèges, les lycées fréquentés par des musulmans souvent obligés de s’adapter au rythme des jeûneurs.

Sans parler des lois spécifiques votées pour freiner notre ancrage, des ministères rien que pour nous. Peu à peu Elisabeth se métamorphose de l’intérieur. Bien sûr elle résiste. Son système immunitaire fonctionne à plein, parfois il s’emballe.

Ses armes ? Des mots. Des mots qui nous font la guerre. Des mots qui nous étiquettent, nous fichent, nous figent. Des mots pour nous étouffer, empêcher notre respiration : diversité, intégration, minorités visibles, black, beurs, islam modéré, territoires perdus de la république... Et pourtant, nous respirons et notre souffle, est ARABE, AFRICAIN, MUSULMAN. Il est BANLIEUSARD.

Comme on le lui a appris à l’école, Elisabeth est convaincue que la France est un creuset de l’intégration et, que celle-ci sachant intégrer, nous intègre aussi sûrement que M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir.

Elle a raison la bougresse. Le boa nous a ingurgités. Ceux qui, au moins une fois dans leur vie, ont eu honte de leurs parents, de leur accent, de leurs manières me comprendront.

Ceux qui n’aiment pas le manioc me comprendront. Ceux qui font la promotion du champagne halal me comprendront.

Mais, heureusement, l’inverse est vrai également. Aussi douloureux que cela puisse être ressenti par les écorchés du drapeau et les thuriféraires d’une France éternelle et gauloise : NOUS TRANSFORMONS LA FRANCE. En d’autres termes, elle aussi, S’INTEGRE à nous. Certes en y mettant le temps, mais nul besoin d’une conspiration fomentée par les masses arabo-négro-berbères, ni d’un quelconque complot ourdi par des cellules dormantes de barbus-le-couteau-entre-les-dents. La France ne sera plus jamais comme dans les films de Fernandel. Notre simple existence, doublée d’un poids démographique relatif (1 pour 6) africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise, la fille aînée de l’église, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent et repolissent les blocs de granit aux prétentions d’éternité.

Cependant, il y a un cap que nous n’osons pas franchir : celui d’assumer cette situation comme un fait irrémédiable et d’avoir l’audace de revendiquer le droit de participer activement à l’avenir de ce pays et à la construction de son identité. Pire encore, nous n’osons pas aller à l’assaut du Pouvoir. Du moins prendre la part du pouvoir qui nous est due et rendre hommage à ceux qui nous ont appris que « exister, c’est exister politiquement ** ».

Pourtant ainsi, et ça n’est pas une mince affaire, nous obligerions Elisabeth à assumer sa part de nous-même. Une gageure.

Alors, chers sœurs et frères indigènes, tous ensemble, je compte jusqu’à 3...1, 2, 3

« Elisabeth, VA T’FAIRE INTEGRER !!! »"



Je trouve ça touchant jusqu'aux larmes, mais comment dire, un petit d'air de déjà vu m'assaille... La France s'islamise et s'africanise, les immigrés refusent de s'intégrer, ils disposent d'un fort poids démographique qui rend cette transformation irrémédiable... Plus une touche de haine contre la réthorique antiraciste habituelle et contre la vision républicaine de la situation... J'ai déjà entendu tout ça... Ah, ça y est, je sais! Ce sont ces sales fachos de l'extrème droite qui disent ça d'habitude!

Houria, c'est vraiment trop gentil. Vous auriez pu vous contenter de coller des affiches pour Le Pen, De Villiers ou je ne sais qui, mais non, vous aviez envie de faire plus pour leur cause. Quelle ardeur!

Depuis le temps que les immigrationistes saoulent les réacs en remplaçant "assimilation" par "intégration", il était temps qu'un(e) immigré(e) attache les deux termes ensemble pour mieux les foutre à la poubelle et les remplacer par "islamisation", devant les yeux de tous.

J'aimerais bien, Houria, vous inciter (pas vous obliger, non, je suis calme moi) à assumer la part de vous même qui est d'extrème droite.

Ainsi, frères et soeurs gaulois, tous ensemble, je compte jusqu'à 3 ; 1, 2, 3...

"Houria, avec nous, Houria, avec nous!"


--

Je me permet un ajout, vers une vidéo que, là encore beaucoup auront déjà vu. Je vais réfléchir sérieusement à refaire les "tags" de mes messages: il m'en faut un qui titre "ils s'enfoncent eux mêmes", tant c'est fréquent.



mercredi 16 septembre 2009

"On veut tout, on l'assume pas!"

Retour sur les bancs de la fac.


Vu sur une affiche du NPA, au sujet des homosexuels: "Nous voulons pouvoir choisir de ne pas nous marier".

Vu sur des autocollants anarchistes: "Des papiers pour tous, ou pas de papiers du tout!"

Vu sur un mur de mon université lors d'un blocage: "On veut rien, on prend tout!".


J'essaie d'imaginer ce qui se passe dans leur tête:


"-Le mariage/les papiers d'identité/l'argent/n'importe quoi, c'est un concept bourgeois, oppressif, fossilisé et pétainiste.
-Je suis un rebelle: je rejette ces concepts.
-Je suis un rebelle: j'aime les étrangers, les homos et les ouvriers.
-Donc je dois réclamer des droits pour eux.
-Donc je réclame ce que je rejette. Alors, je ... je... On n'a qu'à dire... que c'est logique parce que... Houlà, c'est fatiguant. Je suis un rebelle, je vais plutôt aller bloquer des cours pour libérer l'éducation."


Quant à "on veut rien, on prend tout", évidemment ce slogan ne contient pas une miette de vérité, et c'est bien pour ça que je le retranscris. Ils veulent tout, tout le temps, tout de suite. Et ils prennent? Des claques, parfois, mais pas assez. Des canettes dans les distributeurs qu'ils éventrent, aussi.

Car même s'ils ne trouvent pas grand chose à prendre, ils cassent beaucoup. Je suis étudiante depuis plusieurs années: j'en ai vu des mois de blocage. Je peux même comparer les années: 2006, c'était spectaculaire.

2006, c'était laisser derrière soit une salle d'anglais, et revenir pour retrouver une "cuisine autogerée", avec des légumes décrépis dans tous les coins.

En cette semaine de rentrée, je repense avec émotion à ces douces périodes de libération de la fac.

Toute cette rebellion enflammée contre l'état policier et sa violence, les règles, les lois, l'administration ; tout ce sincère engagement en faveur de la liberté... Qui s'exprimait en particulier à travers des menaces adressées aux profs qui continuaient tant bien que mal à donner quelques notes... A travers des appels à circuler dans les couloirs pour bien vérifier qu'aucun cours ne s'y déroulait (si un prof avait eu l'audace d'enfreindre l'interdiction, un numéro de téléphone était donné pour appeler des renforts)... A travers l'interdiction d'accèder à certaines parties des bâtiments... Il fallait ruser, y aller pendant les manifs: eh oui, je suis trop une rebelle, moi aussi.

Quant à ces sbires du système, les journalistes, ils se retrouvaient refoulés à l'entrée parce qu'ils n'avaient pas eu "l'autorisation de la commission des médias de la salle 24"... Quand leurs pneus n'étaient pas crevés.

Je me souviens de ces défenseurs de la démocratie pour qui tout vote devait se faire à mains levées. Pourquoi? Parce que les opposants au "bon choix" n'avaient pas envie de voter à mains levées... Ca avait le mérite d'être franc ; mais je ne crois pas qu'ils le réalisaient.

Je pourrais aussi parler de la ridicule manie de ces "étudiants en lutte" de féminiser tout mot qui avait le malheur de tomber sous leur stylo. Ainsi, "Venez tou-te-s à la manifestation" et autres "les gen-te-s sont tou-te-s éga-le-ux", m'ont régulièrement agressé la rétine. Ils n'écrivaient plus "ils" ou "elles", mais "illes". Astucieux! Finalement, je suis tombée sur des perles comme celle-ci: "Parce qu'aucun-e individu-e n'a de droit sur la liberté d'un-e autre".

Comment oublier ma tendresse infinie pour leurs tentatives d'autogestion, de partage, etc, qui finissaient inévitablement par: "Qui a volé la Cafetière Collective De La Solidarité Fleurie?!" ? J'éprouvais aussi beaucoup de pitié pour ceux qui essayaient de convaincre leurs petits camarades que l'autogestion, ça veut parfois dire retrousser ses manches et nettoyer les chiottes: les notes qu'ils laissaient dans les couloirs étaient totalement ignorées, et parfois, raturées. Je me souviens que certains avaient promis que tout serait remis en l'état avant la reprise des cours: les pauvres naïfs. Ils avaient maladroitement tenté de repeindre un bout de mur. C'était atrocement mal fait, et une petite main avait aussitôt écrit par dessus un "Soyée solidaires!" enthousiaste.

De grands souvenirs, que les moins de trois ans ne peuvent pas connaître.

J'espère que cette année, si je perd deux mois de cours, ce sera par la faute d'une bonne vieille épidémie de grippe, et pas d'une épidémie de connerie.

Qui a envie d'un moment de chaleur avec Mme Royal?

Vous vous êtes senti concerné par le titre? Moi aussi! Surtout qu'il fait frisquet aujourd'hui. C'est ici.


Bienvenue à la Fête de la Fraternité

pour un moment de chaleur et de convivialité avec

Ségolène Royal




(...)


Prises de parole sur la fraternité

15h00-17h00


Avec,

- Ariane Mnouchkine, metteure en scène, fondatrice du Théâtre du Soleil : «Fraternité, culture et vivre ensemble»

- Marie-Monique Robin, journaliste, auteure et réalisatrice du Monde selon Monsanto : «Destruction de l'environnement et destruction de la fraternité»

- Daniel Maximin, poète, écrivain : «Les fractures de la fraternité»

- Jacques Attali, économiste, écrivain : «La crise financière symptôme d'égoïsme exacerbé».